Climate Change (175)

NAIROBI, Kenya (PAMACC News) - Kenya’s Cabinet Secretary for Environment Keriako Tobiko has called on African journalists to use the power of the pen to tell the Africa’s climate story from the African perspective, and petition the developed world to reduce emissions, and finance adaptation to the impacts of climate change in Africa.   

“It is no longer an issue of climate change, this is climate crisis and climate emergency,” the Cabinet Secretary told a team of African journalists, researchers and members of the civil society during the launch of the Africa Climate Story Media Initiative (ACSMI) in Nairobi.

The ACSMI initiative is collaboration between the Pan African Media Alliance for Climate Change (PAMACC), and AfricaonAir, an organization that seeks to build capacities of African journalists through training and mentorship programs.

Trough this initiative, African journalist will publish well researched groundbreaking articles on PAMACC website, and PAMACC will allow other media houses across the continent to republish the articles free of charge as a way of amplifying the climate narrative ahead of COP 27 in November this year.

“We have aggravated the climate crisis and right now, the world is burning,” said the Cabinet Secretary.

He blamed climate deniers and fossil fuel supporters who are now out to distort the climate science. “It was sad to see that the 26th round of climate negotiations that happened in Scotland was heavily funded by heavy climate emitters, who unfortunately control over 85 percent of the global GDP,” he said.

He noted that Africa is investing so much in climate change adaptation, but from all the Conferences of Parties, African countries have always been asked to increase their ambitions on their national contributions towards the fight against climate change.

“I challenge you to go out there and tell the true African climate narrative,” he told the journalists.

During the event, Ephraim Shitima, the Chair for the Africa Group of Negotiators (AGN) noted that most funding that came to Africa was issued as loans, but considered to be part of climate finance.

“We need to distinguish between loans and climate finance,” he told the journalists.

He noted that for the African Group, COP27 should be about advancing the implementation of the National Determined Contributions (NDCs), including adaptation and mitigation efforts and delivery of finance to enhance implementation.

“COP26 concluded the remaining guidance on implementing the Paris Agreement on climate change, therefore, we need to advance the implementation of our climate actions,” the AGN Chair told the journalists.

About Pan-Africa Media Alliance on Climate Change (PAMACC)

The Pan African Media Alliance for Climate Change (PAMACC) is a network of African Journalists who report on climate change, environment, sustainable development and related subjects.

The network was formed on the 5th of June 2013 in Nairobi, Kenya by environmental journalists, who were then finalists of the first African Climate Change and Environmental Reporting (ACCER) Awards. The award was an initiative of the Pan African Climate Justice Alliance (PACJA) in collaboration with the United Nations Environment Programme (UNEP).

The Alliance has 120 members, located in different parts of the continent. PAMACC has coordination offices in four regions, namely the East African Region, The Central African Region, The West African Region and The Southern African Region. The Network has since been registered in Kenya as a Media Trust.

About AfricaonAir

AfricaonAir is a dynamic media and content production platform working with media owners, investors, regulators, managers, journalists, training institutions and donors to support the re-tooling, re-skilling and re-imagining of a new vibrant media sector capable of advancing peaceful, wealthy and just societies in Africa and beyond. 

Founded in 2011 by veteran broadcast professional journalist Joseph Warungu who brings over 30 years’ experience in international journalism, most of it with the BBC in London, where he was head of the BBC African News and Current Affairs department; AfricaonAir is setting a new bold and ambitious agenda for Africa’s Media sector through training, research and strategic partnerships with diverse actors and institutions across public, private and development sectors. 

AfricaonAir is creative in its niche and methods, and is also more committed to helping young journalists experiment and take part in a resilient transformation of the world. AfricaonAir helps media organizations understand current transformations (evolution of media uses, representations and values, structural changes, audience mobility trends) and incorporate these insights in editorial and commercial management.  

Since its establishment, AfricaonAir has been the recipient of a number of high profile international awards, including the 2019 Global Youth News Media Award for making an outstanding contribution in media literacy through Top Story - its flagship young journalism students mentorship programme run in collaboration with 25 universities.

 

Bonn, c'est terminé. Les discussions relatives à la préparation de la Cop 27 ont pris fin sans qu'il soit possible de dire exactement, ce qui en est sorti de ses pourparlers. « Nous continuons les discussions, avance chaque participant ». Pourquoi est-il si difficile de s'entendre face à un phénomène dont chacun sait qu'il n'en sortira pas indemne ? Élément de réponse dans ce dernier point de Didier Hubert Madafime, envoyé spécial PAMACC à Bonn.

 

Dans un contexte où le réchauffement climatique devient, de plus en plus " fou", il n'est pas facile que ça, lorsqu'on écoute les uns et les autres, à la sortie de plusieurs jours de négociations à Bonn.

Chaque pays, chaque région et chaque groupe, face aux effets du climat, a en effet, ses problèmes et les solutions qu'ils croient les meilleures, sauf que la vérité des uns n'est pas celle des autres.

Et en plus des changements climatiques, explique, Elisabeth Kahurani, directrice régionale (Afrique) au Conseil mondial des communications stratégiques (GSCC), il faut, en plus, prendre en compte aujourd'hui d'autres paramètres. Elle fait ainsi référence à la crise sanitaire et à la guerre en Ukraine, venue rendre plus explosive une situation, déjà tendue

Changements climatiques : le paradoxe africain

Sans être responsable, le continent africain est appelé à payer le prix pour les effets des changements climatiques.

Et comme d'habitude, ses négociateurs ne sont pas arrivés à Bonn les mains vides. Ils avaient dans leurs sacs des tas de doléances, a rappelé George Wamukoya, Chef d'équipe, soutien aux experts du groupe africain de négociateurs (AGNES) qui vont de l'agriculture en passant par l'adaptation et l'atténuation, sans oublier la gestion des terres et de l'eau, des secteurs clés dont leurs vulnérabilités causent déjà des soucis aux dirigeants africains et à leurs populations.

Et il faut y ajouter, ce qui a le plus tendu les nerfs à Bonn, les pertes et dommages. Pour l'instant, c'est le statut quo.

La colère palpable chez certains

 l'Afrique n'est pas la seule dans cette galère, il y aussi les autres, qui  ont leurs soucis face aux effets du climat et qui peuvent être du même ordre que ceux des pays africains.

C'est le cas, par exemple, des pays de l'Asie du Sud-est dont la représente, Margaret Yoovatana, spécialiste principale des politiques et de la planification en Thaïlande ne décolère pas.

Dans sa zone, il y a des millions de vie qui sont en jeu. « Le secteur agricole contribue à plus de 10% de la croissance dans sa région, fournissant les emplois à plus d'un tiers de la population active ».

Elle mesure les impacts des effets des changements climatiques sur les activités agricoles. En donnant son point de vue, c'est à ceux-là qu'elle a pensé si les solutions traînent à venir. Et puis, il y a la situation des femmes, surtout celle des femmes africaines.

C'est pour ces femmes que Angèle EBELEKE est à Bonn.

Le point focal, genre et changements climatiques, reste toutefois confiante, malgré les résultats des négociations à Bonn.

« Ça fait plusieurs décennies qu'on négocié, ça avance. On finira par y trouver une issue ».

L'un dans l'autre, les négociations à Bonn, sont restées coincées sur quelques éléments fondamentaux malgré les manifestations organisées par-ci par-là pour rappeler les pays riches à leur responsabilité pour un monde moins violent.

Ce qui a été constant à Bonn, c'est l'espoir de chaque participant, que quelque chose se passera avant la COP 27.

 

 

Lorsqu’on lui demande ou, en sont les négociations, Seyni Nafo, lâche sans détour. « C’étaient déjà complexe, le niveau de complexité ne fait que se renforcer ». A demi-mot, ça à l’air de ne pas bien se tourner à l’intérieur des salles de réunions. Il y a deux choses, le reconnait-il, qui rendent compliquées les discussions, l’adaptation et les pertes et dommages. Pays pauvres et pays riches, chaque groupe, de son côté continue de tirer sur la ficelle. Mais ce n’est pas des discussions qu’il s’agit ce jour, PAMACC a sollicité le Coordinateur pour mieux comprendre l’initiative dont il porte la responsabilité. Comme certains le connaissent, il n’est pas avare en mot.

 

Seyni Nafo, se rappelle bien, comme si c’était hier. C’était en 2015, en pleine COP21 à Paris que   fut prise la décision par les Chefs d’Etats africains de mettre en place une « Initiative africaine pour l’adaptation.

L’intéressé en convient, chacun d’eux, savaient ce que coutaient les changements climatiques pour son économie et son territoire. Il fallait trouver une stratégie pour rendre moins violent ses impacts.

Et comme impacts, Mr Nafo, évoque, principalement des secteurs comme l’agriculture, la pêche et l’élevage. Il faut donc, pour les chefs d’Etats un plan d’urgence a trois volets pour le continent. En-tête, les institutions et les politiques.

Le Coordinateur explique qu’il faut au prime abord, identifier toutes les institutions et politiques ayant en charge la gestion de l’adaptation en vue de créer une synergie autour de la thématique.

Après, il faut mettre en place un programme d’assistance technique qui a comme base la finance. Il s’agit désormais d’apprendre à pécher. Cela a besoin de développer des compétences nationales et régionales, de mettre en place des outils pour aider surtout les femmes dont la situation devient de plus en plus critique dans un contexte de changement climatique.

Il faut aussi aller vers les bailleurs en vue de mobiliser les ressources. Ce programme, insiste Mr Nafo, vise à éradiquer la pauvreté et la faim.   

 Les populations des campagnes, les grandes victimes 

Pour ce faire, indique le Coordinateur de l’initiative africaine pour l’adaptation, il faut trouver une solution pour l’agriculture, trouver une solution pour l’eau, enfin, mettre en place des solutions robustes, durables et résilientes.

Il avertit en plus, « ne faut pas croire que le changement climatique est une simple question de développement. Il est aussi une question de politique et de survie ».

Ce n’est pas une affaire d’un ministre de l’environnement, assure l’ancien négociateur. C’est pour ça que le plan d’action de l’initiative africaine pour l’adaptation est un plan décennal avec une mobilisation de 100 millions de dollars.

Le succès de ce plan passe par la définition de certaines politiques, soutient l’intéressé. L’accent sera mis au début sur le service d’information climatique. Il sera fait ensuite appel aux institutions qui ont un rôle dans la formulation de la science et puis l’action.

L’Afrique compte 56 pays, chacun avec ses impacts climatiques. De même, le phénomène est vécu différemment à l’intérieur d’un même pays. Chaque pays a besoin d’une politique propre, selon ses besoins en adaptation.

 Les avertissements de Seyni

On ne connait pas au Coordinateur de l’initiative africaine de l’adaptation un certain franc parlé. Au cours de l’interview accordée au PAMACC, l’homme toujours mesuré est sorti de sa réserve, de façon inattendue.

Il dit vouloir être provocateur, ce sont ces mots, contre les décideurs politiques. Ils donnent l’impression de ne pas prendre les changements climatiques au sérieux.

« Si vous construisez des routes sur le littoral sans prendre en compte la question de l’érosion, la question de la salinité, la route que vous avez construit pour 20 ans, risque de s’effondrer au bout de 10 ans. Si ensuite la couche n’est pas doublée vous allez voir cette se détériorer sous la pression des pluies, l’intensité des phénomènes météorologiques ».

 

Il appartient donc à chaque décideur de ne pas oublier les changements climatiques lorsqu’il pose un acte.   

BONN, Germany (PAMACC News) - The Presidency of the 27th round of climate negotiations to be held in Egypt has promised to create enabling environment to facilitate as many African representatives as possible.

“We are really keen to support full participation of African nongovernmental organisations, Civil Society Organisations (CSO) and African communities at the forthcoming Conference of Parties on climate change (COP27),” said Amb Mohamed Ibrahim Nasr, of the COP Presidency, and the Egyptian Ministry of Foreign Affairs.

Nasr said this during a brief meeting with members of the civil society under the umbrella of the Pan Africa Climate Justice Alliance (PACJA) at the ongoing climate conference in Bonn, Germany.

“This is an implementation COP. We already have had enough rounds of planning, yet, as the developing countries in Africa; we are not getting our fair share. Whatever was promised by the developed countries is not being fulfilled, yet we are being asked to pay the price of adaptation and of loss and damage, do mitigation, and write off our natural resources,” said Nasr.

According to Robert Muthami, a climate policy analyst and a Programme Coordinator at the Friedrich-Ebert-Stiftung, Kenya Office, this will be a key moment for the recognition of the Africa Special Needs and Circumstances with clear provision for new, additional and predicatable support for enhancing climate action.

"Despite Africa being on the face of the climate crisis, efforts to have the Continents Special needs and circumstances have not been successful. It will be important for countries to stop shifting goal posts and agree on progressive decisions in fast tracking climate action," he said.

Nasr pointed out that there is need to bring out success stories that can be replicated and scaled up to showcase that communities and local governments are doing the best but are limited by financial resources – “These are the main messages,” he said.

“We are looking at PACJA as the main organisation to help in pushing of these ideas. We need to calibrate our message as the presidency. We need strong voices and messages coming from PACJA and communities. In that regard, we will do our best to ensure full participation of the civil society,” he told the PACJA delegation in Bonn.

He noted that since Africa is the hardest hit by climate change after the Mediterranean and the North Pole, the civil society constituency should be pushing, not just the same message, but the right message. “Each thematic day, there will be one session that is Africa specific.”

“As IPCC has put it, we, and the international community need to do more and we are lagging behind when it comes to adaptation. We have all the ingredients to put forth a strong case.”

He said that the civil society should try and bring out all the important messaging without provoking those opposed, who can block them. That they should build on the outcomes that are already available.

“We have a strategy, and we will be working with the AGN to ensure that Africa is back into focus,” said Nasr.

He urged the CSOs to leverage on the Africa Climate Week in Gabon and the Pre-COP in DRC and the AMCEN in October to give COP27 an African flavor.

“This is a global presidency, but we do not shy from being Africans. We want to see more Africans there because COPs come to Africa only once every five years,” he said noting that the country will make it easier for participants to get visas.

 

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